رَقْص

رَقْص
La danse orientale, en arabe « El raqs el sharki », est un magnifique spectacle de lumière et de paillettes, un mélange de gce et de sensualité, de mouvements subtiles en communion avec la mélodie envoûtante de la musique et le rythme entrnant de la tabla, du tambourin et du aoud. La danseuse qui maîtrise cet art exprime à travers son corps ses émotions et charme son public, faisant virevolter ses voiles et tinter malicieusement entre ses doigts ses cymbalettes.

# Posté le dimanche 12 février 2006 06:14

Modifié le dimanche 12 février 2006 06:25

Samia Gamal

Samia Gamal
On ne pourrait pas parler de la danse orientale sans parler d'elle :

Samia Gamal était une fille de la Haute Egypte, née en 1924 du nom de Zeinab Ibrahim Mahfouz. Quand sa famille a émig au Caire tout près de Khan El Khalili, elle y a rencont Badia Massabni, une femme d'origine Syro-Libanaise quitenait un cabaret à Gizeh au Caire. Elle l'avait embauchée dans sa troupe et lui avait choisi Samia Gamal comme nom de scène, un nom qui lui allait à merveille car le mot « gamal » signifie beauté en arabe.

S
amia Gamal incarnait en effet la beauté, le charme et la volupté, elle devint non seulement unelèbre danseuse mais aussi une grande actrice de cinéma. Elle introduisit la cadence rapide de la musique occidentale qu'elle appréciait beaucoup, dans la danse orientale, et fut une brillante chorégraphe novatrice. Danseuse préférée du roi Farouk, celui-ci lui attribua le titre de « première danseuse nationale de l'Egypte ».

Sa
mia Gamal continua de danser jusqu'à l'âge de 70ans et décéda le 1er décembre 1994.

# Posté le dimanche 12 février 2006 06:34

Modifié le dimanche 12 février 2006 06:48

Tahiya Carioca

Tahiya Carioca
Tahiya Carioca, de son vrai nom Tahiya Ali Mohamed Karim est née en 1915 à Ismaïlia. Elle aussi a émigré vers le Caire avec ses parents à l’âge de douze ans et a travaillé dans le cabaret de Badia Masabni. Le style brésilien de ses débuts lui a valu le surnom de Carioca, nom d’une danse brésilienne qu’elle aimait tant reproduire sur scène.

Avec Tahiya Carioca, la danse orientale a atteint des sommets inégalés, elle dansait sur des rythmes plutôt lents et son style sensuel et plus populaire que celui de Samia Gamal, s’est vu propulsé par une riche carrière cinématographique, où elle a remarquablement su marier l’art de la danse à l’art dramatique.

Tahiya Carioca a tourné plus d’une centaine de films, son rôle dans le film « chabab imraat » qui signifie la « jeunesse d’une femme » a été nominé au festival de Cannes en 1956. Le titre de ce film a été transposé en français par « la Sangsue » car Tahiya Carioca y joue le rôle d’une femme fatale et de caractère usant de sa féminité pour séduire un homme plus jeune qu’elle, jusqu’au point de lui faire perdre tous ses repères.

Dans la vie Tahiya Carioca était vraiment une femme de caractère qui changeait souvent de mari, elle s’était mariée quatorze fois, mais c’était aussi une femme passionnée et engagée qui avait le courage de critiquer haut et fort ce qui ne correspondait pas à ses idéaux en matière de politique.

Elle a terminé sa carrière en incarnant des rôles de mère dans certains films et s’est également produite au théâtre. Elle s’est éteinte en septembre 1999 à l’âge de 79 ans.

# Posté le dimanche 12 février 2006 06:55

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En Egypte, la danse orientale existe depuis l'Antiquité, et ceux qui pensent qu'elle risque un jour de disparaître du pays ont tort, car la danse orientale coule véritablement dans les veines des Egyptiens.

Il n'y a pas une seule fête ou une seule cérémonie de mariage sans la présence de la danse orientale. Sans prendre de leçon, les jeunes filles s'en imprègnent naturellement depuis leur plus jeune âge à la maison, en famille, en regardant la télévision, et dès qu'elles se réunissent entre elles ou se retrouvent dans une ambiance de fête posent un
foulard sur leurs hanches et se mettent à danser.
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# Posté le lundi 13 février 2006 14:56

Modifié le mardi 10 juillet 2007 11:24

danseuse dans un harem

Même si le nombre des danseuses de cabaret a effectivement baissé en Egypte, cela n’affecte en rien l’amour que les Egyptiens portent à la danse orientale. Aussi bien pour les hommes que les femmes, la danse orientale reste toujours synonyme de fête, de gaieté et de joie de vivre.

Certes, dans un pays musulman tel que l’Egypte, la danse orientale est parfois critiquée surtout pratiquée dans des costumes trop dénudés ou quand une danseuse se montre trop provocante car la frontière entre séduction et provocation reste très mince en la matière.

En effet, la danseuse habile qui veut être appréciée dans un pays comme le nôtre doit être très attentive à ne pas tomber dans la vulgarité et l’excitation des désirs sexuels, dans ce cas uniquement elle dépasse la censure et peut imposer son art et le transcender en toute liberté.

L’histoire de la danse orientale égyptienne est pleine de ces grandes artistes qui ont été adulées et respectées en Egypte.
danseuse dans un harem

# Posté le lundi 13 février 2006 15:02

Modifié le lundi 13 février 2006 15:26